poèmes

Recueil de poèmes

 

 

 

Messages de paix

 

Que le temps mouille tes veines

Que ton sang coule ta haine

Que ta colère s’apaise

Pour prendre ton aise,

 

Ne parle point de ta douleur

Mais regarde le avec douceur

Epargne le mépris

Et souris lui

 

Il n’est pas le premier

Qui dans ses pommiers

N’a trouvé que l’égoïsme

Pour combattre les séismes,

 

Apprend à le mirer

Et peut être à l’aider

Ton ennemi qui dans sa victoire

A oublier de te voir…

                            L’aimer

 

 


 

Mon ennemi, mon ami

 

Demandé l’aumône,

D’une lumière d’amitié

Vouloir un trône,

Dans le regard aimé ;

 

Pourquoi sombre est cet avenir,

Pourquoi jouis-tu de tant de peine

Alors que cherche à te chérir

Ces amis ; sans haine.

 

 

Cris !

 

Ils ont pris ton corps,

Ils ont pris ta tête,

J’ai dépensé mon argent

Pour graver l’entête,

De ton marbre blanc.

 

Tu es mort dans un souffle

Mais tu es encore là,

J’aperçois tes moufles

Jetées sur le sofa

Avant que je m’essouffle

Je te jure de faire ça

 

Tu m’aurais arrêté

Mais puisque c’est toi

Je te vengerais

Et prendrai pour moi

Leurs vies détestées

Au contraire de la loi.

 

Je mourais lentement

Pour mieux qu’ils savourent

Mes restes de mendiant

Ils en seront lourds

Pas de chagrin pourtant

Ils en sont sourds.

 

Mais la haine et une nouvelle faim.

 

                Poème pour un kurde

 

 

Assassin

Tu vivais dans l’insouciance

Dans les bras de ta mère,

Tu souriais l’innocence,

Tes premiers sur la terre,

Tu les as fait au sein de l’enfance.

 

Tu as quittés ce chemin

Pour crier en notre ère

Tous les pires refrains

Contre tout l’univers

Pour un terrible destin.

 

Alors on t’a condamné

Tant d’années de réclusion

Pour mieux cultivé

Les termes de ta conclusion

Tu es un tueur et l’as payé

 

Dans ce dernier instant

Où on te prend ta vie

Tu as crié « maman !»

Toi qui dans la société es la lie

 

D’après la lignes verte, de

Stephen King

 


le corbeau de la mort

 

D’un oeil perçant, costume noir au bec d’acier,

Tourne sur la vallée son sombre plumage,

Au cri déchirant que le vent ne peut plus nier,

Ternes plaines sillonnées par ce chant mortel,

Couronnant les tombes d’un sinistre diadème,

Le corbeau effile de son tranchant, habile,

Les derniers fils retenue à leurs corps,

Donnant au vivant l’annonce de son triste sort.

 

 

 

 

 

 

 

La foule

Bien des regards qui se croisent

Absent, ailleurs observent sans te voir

Marchant à l’état de machine

Pour aller où on ne le sait

 

De ces forêts d’oeils qui se toisent

Où qui sur un banc ce laisse choir

Veillant sur la foule qui chemine

Pour aller où on ne le sait

 

Cherchant dans ces statue animées

Le bonheur le rire et la joie

Alors que restant de marbre

Elle va ou on ne le sait

 

Même si vous insistez

Elle n’a pour vous aucun émoi

Selon elle vous êtes arbre

Car elle va ou on ne le sait

 


Les hommes vont et marchent

Pour la gloire de quelques blessures

Trop graves pour être guéries

Qui suppurent après le combat

Dans les cauchemars et les souvenirs

 

Ils passeront alors sous l’arche

De la mort qui murmure

Des paroles de vie

Tous ces vieux soldats

Qui s’en vont mourir

 

Et si la mort les refuse

C’est dans la douleur

Qu’ils survivent dans le monde

Ou perdus ils sombreront

Dans les méandres de l’ignorance

 

D’après le film « Indigène »

 

 

Un livre

Douce quiétude en vos pages lices

A l’odeur enivrante des voyages merveilleux

Au sentiment changeant des auteurs amoureux

Et que l’encre imprime dans ces phrases qu’ils tissent

 

Que de mots formés pour donner à nos pensées

Une léthargie venue d’un autre monde

Qui enveloppe notre corps et l’esprit qu’il inonde

De beaux rêves éveillés et de malheureuses idées

 

Emplissant ces moment ennuyeux

De vitalité et de joie de vivre

Qu’est ce qu’on découvre dans un livre

D’utopique et bienheureux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Révoltes tchétchènes

Ils les ont abattus

Les derniers gémissant

Puis tout ce tue

Dans un silence pesant

 

L’hiver rouge,

tu te souviendras ?

 

des regards embués

derrière les fenêtre

de ces désespérés

qui souffre d’être

 

L’hiver rouge,

tu te souviendras ?

 

des soldats qui sont venus

trier à coups de mitraillette

les âmes perdus

de ces hommes bête

 

L’hiver rouge,

tu te souviendras ?

 

des corps sans vie

jetés dans les fossés

d’où sent l’odeur de pourris

de ces sacs de déchet

 

L’hiver rouge,

tu te souviendras ?

 

qu’ils sont venus par millier

par politique économique

balayer ces être ruinés

à coups de piques

 

L’hiver rouge,

tu te souviendras ?

 

qu’aveugles les étrangers

ont payés lourd tribut

pour tous financer

sans compter leurs écus

 

L’hiver rouge,

tu te souviendras ?

 

que les sang a coulé

que tels du vent dans le sable

ses actes seront oublié

ainsi continuera cette fable.

 

En cercle sans fins

L’histoire se répétra

Bercer par les embruns

Promet moi que tu te souviendra…

 

 


Fleurs

 

Elles me regardent, élançant devant mes yeux ébahis, leurs longs pétales odorants,

Aux couleurs chamarrées, assorties au printemps, leurs vertes robes se secouant dans une danse chatoyante, effrénée

O gracieuses révérences et tourbillons

Dans l’amoureux baiser du vent.

Ces feuilles qu’affectionne le poète,

Voit en elles une femme aimante

Dans sa corolle de vie. Filles épanouies

Butinées, offertes…

O joies d’amour de vivre.     

 

 

 

 

 

 

 

L’enfant des rues

 

Sous la contrainte

Fils de la souffrance

En une étreinte

Cruelle enfance

 

Orphelins des nuits

Pour qui la société

Lui rend la folie

Pauvre bébé !

 

Puisque à ton cris

Personne non personne

N’ont entendu, n’ont réagit

Tu es comme l’orage qui tonne

 

Car sans mère ni père

Jamais tu n’as eu de foyer

Tu es né dans la misère

Pour toi le monde est fermé

 

On te nomme vaurien

Tu n’es pas coupable

On t’emprisonne pour rien

Et tu n’es plus capable.

 

La société t’a formé

Elle t’a lâché

Puis elle t’a condamné

Pour plus de sécurité.

 

 


 


 
 

BROUILLARD !

 

 

Derrière toi, tu ne vois rien, tu trébuches reculant,

Devant toi le gris te prend, tu tombes aveugle,

Dans le néant, tu pleurs ne sachant ou aller,

L’avenir assorti aux nuages qui t’entoures

Perdue à jamais sur le chemin de la vie,

Epreuves toujours qui t’assomment,

Pleuvant sur ton regard l’histoire vécue

Marquant sur ton visages les rides belles

Saupoudrant tes cheveux d’une lumière blanche.

 

Un habile mouvement te monte aux nues

Au dessus de ceux que l’ennui à vaincu

Et celui que le confort a soumis.

 

Toi ouvrière de la vie, ouvrière de toujours,

Que le vent a érodée, que la tempête a sculptée,

Aux pensées réfléchie des sages et des savants,

Ne dis pas que ta route fut illusoire,

Car chaque que tuas fait avec courage

Tu le donnes à ton prochain, à la graine semée,

Qui avec ta sagesse ne sera jamais mangée,

Qui avec ta force sera de tous les combats,

Et qui avec ton cœur sera amour.

 

Puisque peut être ces mots te seront secourable, et puisque peut être le brouillard que te paraît ta vie s’est amoindri,

Je te dédie se poème pour que tu continue sur le chemin déjà parcouru alors je t’en prie ne nous abandonnes pas.

 

                                                    A ma grand-mère

                                                        Octobre 2006

 

 

Maintenant que t’es mort,

Tu rampais sur la terre,

Tu te cognais aux problèmes,

Tu serrais ton univers,

Dans le doute et le blasphème,

 

Alors un jour t’es parti

T’es monté aux nues

Et t’es jamais revenus,

 

Et tu t’arraches du plancher des vaches,

Et tu t’envoles, tu caracoles…

 

Et tu peux aller,

Où bon te plaît,

Toujours plus haut,

Que tous les oiseaux,

 

T’as laissé tes soucis,

Quand tu es parti,

T’as tout oublié,

Moi et les papiers,

 

T’as plus besoin de richesses,

Pour moi c’est vital,

Maintenant tu paresses,

Et moi j’ai mal…

 

Je peux prendre l’avion,

Ou faire des chansons,

Jamais je ne te retrouverais,

A moins d’être camée.

 

Dis maintenant que t’es mort,

Je fais quoi ?

 


 

Le vieux

 

Il est de ceux qui sont vaincus par le temps

Aux mèches blanches et la peau creusée

Comme les sillons de la terre et des rochers

Qu’érodent chaque année les tempêtes et l’ouragan,

 

Il est de ceux que la tête pleine

Du savoir et de la sagesse

Qui s’amplifieront sans que rien ne l’agresse

Et qui est plus pure que l’Eben

 

Il est de ceux qui s’envolent déjà

Un pied accroché à la vie si belle

Et l’autre élancé vers le ciel

Laissant sont regard promener par là

 

Il est aussi de ceux qu’on aime

Pour l’image qu’il donne

Pour la tendresse qu’il façonne

Pour l’empreinte qu’il sème.

15/09/07

 

 

 

 


 

 

Et le monde s’éveille…

 

Une aurore s’émerveille,

En une étole sombre,

Où s’accroche mille soleils,

Qui s’éteignent dans l’ombre ;

 

Un troupeau de nuage,

S’élance dans le vent,

Et gagne les alpages,

Pressé par le temps,

 

Eclatante beauté,

Eternel dessin d’illusion,

D’une étreinte étoilée,

Entre lumière et obscurité ;

 

Terre scintillante de rosée,

Gouttelettes de cristal,

Par la froide brise bercées,

Reflets aux couleurs d’un étal ;

 

Enlacement des êtres de vie,

Dans l’air pure et inviolé,

Réveil doux en nos lits,

Où la fraîcheur vient nous lécher ;

 

Dans la fanfare des oiseaux,

Bonheur d’un chant ému,

Aux gracieuses notes d’appeau,

Murmure d’une musique têtue !


 


 

Ton âme s’envole aux nimbes célestes

dans la lumière d’une pureté funeste

la colombe est descendue de l’arc en ciel,

elle t’a tendue son rameau comme une échelle.

Ton corps de chaire évidé enfoncé dans la terre,

seule présence de ta vie éphémère,

sur lequel je m’agenouille de douleur,

Et que d’avoir perdue ton regard je pleurs

tes empreintes incandescentes se sont gravés

en mon coeur où tes souvenirs me brûlent sans arrêt

comme à chaque secondes ils m’étreignent,

mais jamais je ne veux qu’ils s’éteignent.

Je me blesserai pour tous ces  manifestes,

mais j’accourrai aux moindres gestes.

Sur la pierre noire froide et belle,

je posais mon regard aux pensées qui s’emmêlent

j’hurlais ton nom en une muette prière

incendiant de mes yeux le tranquille cimetière,

écorchant mes ongles et mes doigts de fureur,

le silence écoeurant se posait sans pudeur,

le voulais qu’à l’instant je sois menée,

près de ton âme et ton cœur pour l’éternité,

mais le souffle qui me part me baigne

dans le linceul de la vie ou tu règnes…

 en esprit.

 


 

Poèmes 2008-2009

 

 


 

Les anges sont blancs

Et la guerre fait rage

Les hommes sont gris

Et leurs sangs cramoisis

Coulent de leurs corps,

Etalages pourpres,

Qu’engloutit la Terre,

La Terre, mère de ces bêtes,

Que de cruauté ils abondent,

Aux hasard des foyer de passion,

Machines brûlantes de vie,

Hurlantes de souffrance,

Avides de gloire !

Sujet brisé, égaré,

Effrayé dans l’engrenage,

De ses frères corrompus,

Qui l’amène sans détours

Sur les champs de batailles,

Avec ses semblables…

Les anges sont blancs,

Pour tout hommes

Et eux sont gris,

Dans les deux partis…

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LUI que l’on ne connais pas…

 

Privé de tout, Privé de rien,

Privé depuis le sein,

De tout langage humain,

Bête dans le besoin,

A part des chaînes et des cages,

Des camisoles pour tous les âges,

Eviter le désordre du carnage,

La tempête et l’orage…

 

Privé de tout, Privé de loi,

Privé pourquoi ?

Pour la non foi,

Pour l’effroi ?

Plus aucuns avenirs,

Que celui de finir,

Celui de mourir,

Celui de souffrir,

 

Privé de tout, Privé d’amour,

Privé toujours,

Traînes ton sac lourd,

Sur le pavé balourd !

Grise mine d’assassin,

Brisé jusqu’aux reins,

Dans ton âme chagrin,

On sonne le tocsin…

 

 

Privé de tout Privé de faire,

Privé d’air…

Brûle sur terre

Comme dans l’enfer,

Pauvre frère !

Que l’on condamne à jamais errer,

Esprit blessé,

A ce jour si dénudé…

 

Privé de tout, Privé d’enfance,

Privé encore,

Pour ta différence,

De ton indépendance,

Rejeté, beurre rance,

Celui dont à peur

Que le monde à besoin,

Pour son souffre douleur,

 

       Pleurs…

 

                          Rousseaux aimée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans  titre…ou rêve de nouveau !

Je voudrais allez au bout du rêve,

Que dans l’enfer il y est une trêve,

Que jusqu’au bout du monde,

Le bonheur abonde,

 

On sera peut être les premiers,

Hommes et bêtes oppressés,

 A rendre un dernier soupir,

Sur les champs de batailles de l’avenir,

 

Tirés  pareils à du gibier

Jusqu’à n’avoir plus d’utilité,

Par les grands de ce monde,

Qu’ai pris ce plaisir immonde,

 

Ils auront sur la terre

Bâtis leurs enfers

Ils auront meublés l’ennui,

De nouvelles victimes à profit,

 

Et alors ils seront seuls,

Ils auront eu ce qu’ils veulent,

Ils auront fait une seule erreur,

Celle de ne pas avoir eu peur…

 

Car de leurs bassesses,

Ils auront détruit en vitesse

Tout ce qui faisait leurs richesses

Ils mourront, souffrant par maladresse,

 

Jusqu’au bout dans l’ignorance,

Dans leurs rêves, la démence,

Et demain l’impuissance,

Dans le chaos de leurs puissances…

 

Rousseaux aimée


 

AVEUGLES !

Handicapés visuels

Tous en rang

Dans l’armée des perdants !

Pour le conditionnement,

BETE HUMAINE !

PAUVRE IDIOT !

 

Tu ne vois qu’autour de toi,

Du bout de ton visage étroit,

Ton intérêt, ton confort à toi !

MOUTONS !

MACHINES !

Du moment que tu as

Tes fêtes et ton dada

Ton supermarché et ton barda !

 

BRILLANT salarié,

Marié 2 enfants !

C’est au bout de ton nez,

Qu’est la vraie réalité !

Celle dont tu te caches toute l’année,

INSOUCIANT !

IGNORANT !

C’est à coté de toi

Que meurent tes frères !

Et c’est pour t’avertir

Que tu es sur la liste

De ceux qui perdront

Car ils n’auront pas vu !

 


A la terre tu appartiens,

Poussière de vie, poussière d’humain,

Brisés sur la houle salée

De cette médiocre société

Que l’amour des cupides

Métaux lourds et perfides

T’étreignes de la ceinture

A l’abandon du future,

 

Pour toi à jamais exclus

De ce monde perdu

Dans l’enfer cynique

A l’esprit économique,

Où ta place n’est que petite

Et ta vie qu’à eux profitent.

 

Pauvre ouvrier, dur labeur,

Qu’aux grassouillets mangeurs de beurre,

Tu leurs portes satisfaction,

Lorsque cette machination

A tous, vous enlève le désir de vivre,

Alors…

CREVES !

 


 

Hymne à l’enfance,

 

Je me rappelle de cette danse,

Curieuse ritournelle

Belle mélodie de mon enfance ;

 

Notes d’insouciance

Pépiement d’hirondelle,

Quand jeune est l’essence…

 

De la vie immense

De l’homme qui se mêle

En suivant sa chance,

 

Le regard d’importance,

Quand son corps frêle

Croît en puissance !

L’homme devient rance

De richesse en grêle

L’homme alors pense,

 

Et l’homme en suffisance

En réalité pèle,

De perdre l’innocence,

 

Celle de son enfance,

Charitable et cruelle,

De cacher dans une danse,

 

Les phrases intenses,

De cette ritournelle

Que je chantais en florescence !

 

  

 


 

Vole !

Vole !petit oiseau de couleur,

Les champs de blé sont en fleur,

Vole ! Papillon d’une heure,

La terre ce mouille de tes pleurs,

Les noirs barreaux se sont baissés,

Les gris murs se sont levés,

Les perles de tes larmes sont tombées,

Et dans la poussière blanche se sont mêlées…

Vole toujours, au carré de lumière !

Aux pensées légères et éphémères,

Vole encore jusqu’aux mers,

Ton esprit n’est pas attaché aux fers !

Vision de l’âme d’une journée,

Même les aveugles peuvent se rassasiés,

D’image de rêve et volupté,

Alors que fugitif tu es emprisonné !

Mais vole et lèves-toi,

Le soleil je l’ais vu briller pour toi,

Les oiseaux on chantait au Roi,

Roi que tu es, enfant maltraité !

Vole loin des douleurs,

Vole loin des pleurs !

Ailleurs n’est peut être meilleurs,

Mais ailleurs est un édifice à construire,

Ailleurs a un avenir autre que celui de mourir !

 

 

Après la vision du film,

« L’été où j’ai grandis »

19/03/09   22h35

 

 


 

 

 

 

**Regarde le ciel une étoile est née,

**Elle souffre déjà, de mille blessure,

**La  terre lui envoie ses lances brûlées,

**De ces racines profondes qui suppurent,

**Le sang de l’Afrique au Tibet.


 

 

 

 

 

O

Nu,

Nue,

Ciel,

Ether,

Le vent,

Dévêtue,

Dépouillé,

Foudroyant,

Touchant ces,

Ames éperdues,

Des corps figés,

Et dans le marbres,

Et dans les tombes,

Les morts abondent,

Poussés par lui tant,

Par des piques rouges,

Que de ses grises armes,

Chuintement incessant,

Du vent fétide et putride,

Sur les cimetières blancs,

De tout temps entier et fort

Brise les ossements épars

Et les dépouilles déhanchés

O vent nocturne venu des limites,

Aux voiles de dames endeuillées,

Soulève et brûle les ectoplasmes.

Automne et hiver, ces mois sombres,

Qui te font Roi et maître de c’est lieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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