existencielle

chapitre 1 déductions

    Un nœud…deux nœuds…trois nœuds…une queue. Une queue de rat qui frétille, une queue rose crénelée toute d’une longueur effilée…disparut. A la place un museau noir, lustré, brillant puis un regard, deux petits yeux chatoyant dans le noir ; il s’en va. Non, ne t’en va pas ! Reste ! Il hésite. Près de ma main, un vieux croûton de pain ! Les rats, ça aime le pain, non ?  Il se retourne puis daigne m’observer ; je pousse le bout…le bout de pain ; il ne semble pas s’y intéresser. Puis…oui…de petites pattes ventrues s’en emparent en un instant…puis disparus…le rat…le pain…mais quelques secondes - des petites secondes- se sont enfilées et c’est toujours ça de gagné.
    Un nœud, deux nœuds, tr…au troisième, je soupire. Ah quoi bon ! je  m’échine à compter le nombre de petits médaillons de laine que forme ma couverture ; il y en a beaucoup, des petits, des grands, des usagés, des effilochés… Je le sais car je les sens à travers la pénombre. Un rat se laisse voir mais il est dur de regarder une couverture. Des pas. C’est pas le jour des visites ; c’est pas non plus l’heure de la tambouille. Alors, je pense : c’est un pas grossier…un pas d’homme. C’est un homme qui claudique légèrement du pied gauche ; il ne doit même pas s’en apercevoir…qu’il a une patte plus courte que l’autre. Enfin, il boite, je le sens courbé, drôlement courbé ; ce doit être une scoliose ou un truc en « ose » ;  c’est peut être seulement un lumbago. Il approche ;  son souffle me parvient rauque, englué, puis le froissement d’un jogging de sport…usagé… Certainement pas assez plastique le son à mon goût…j’attends…j’inspire…j’expire…j’inspire…exploration nasale du dehors…muscade…froid… mais comment un homme peut sentir le froid? Il vient du bois, épicé ou autre résineux… Il a un autre parfum : celui d’une femme ? Un parfum doux de freesia et une autre odeur …café? Mmh…Peut-être l’a-t-il pris en sa compagnie? Il est vrai qu’il est tard. Pourquoi se tient-il si courbé? -Ce sont peut-être mes sens qui débloquent ? -J’ai pourtant l’habitude…- Ou alors il cherche quelque chose ;  il a peut-être oublié quelque chose, une chaîne peut-être ?- J’ai entendu au matin de ce jour-là un petit tintement semblable à celui que ferait un médaillon St Joseph sur un sol de ciment. Mais je ne l’ai pas senti, lui , seulement autre chose -je me rappelle maintenant.- Oui, je me souviens d’une fragrance incertaine, de la résine…puis autre chose, comme du fer.- ça a une odeur le fer?- Du sel ou du sucre -une odeur suave rampante immonde…peut-être de putréfaction. C’était du sang. J’écoute: souffle léger à peine perceptible, je ne vois rien, il fait nuit. Il n’y a que le carré de lumière que forment la lune et la silhouette noire du rat qui a fini de grignoter mais pas fini de m’observer.
    C’était ce matin, très tôt, un peu trop tôt à mon goût . je m’étais réveillé au son d’une semelle de caoutchouc qui ripait sur le ciment- ça m’avait énervé d’ailleurs, il faisait encore noir. C’est quoi cette manie de venir toujours quand il fait noir ?. Soudain- Grand bruit - une porte coulisse, je me demande comment font les autres pour ne rien entendre ; s’ils s’étaient réveillés, on aurait eu un de ces tapages! Mais non -une minute de silence- déplacement d’une masse…Un corps qu’on traîne par terre: c’est celui d’une femme. J’entends nettement son talon tourné et claquait sec sur le sol… Bruissements…, Elle doit porter une jupe ?. Elle sent plus fort que ce matin en tout cas ;  ils arrivent près de ma porte. Mon cœur se met à battre à coups redoublés ; j’inspire doucement ; j’expire ensuite comme si je ronflais. Soudain, une voix grave chuchote une injure. La femme perd de son attirail à chaque poussée. Nouveau tintement : Une boucle d’oreille peut-être. l’odeur me monte à la gorge. Curieuse idée que d’emmener une femme ici, enfin un cadavre de femme ici…c’est une prison ! Non, ou plutôt ?un trou à rat -pardon le rat!- mais t’y es mieux que moi ici quand même, non? Non, non? Tu as raison, mais pourquoi tu restes alors? -C’est comme ça quoi,… c’est dans l’ordre des choses qu’un rat se retrouve là?_ Il a pas fini de soupirer mon bonhomme claudiquant, et traînant sa poupée morte sur le seuil de ma cabane. Ça doit être lourd…je sais pas ? Je n’en ai jamais portée…je ne suis pas là pour crime ! Pourquoi? Bonne question, il paraîtrait que c’est une affaire de sous, enfin c’était il y a fort longtemps…

Le temps se fixe…il semble qu’Il n’ait pas bougé…son souffle court toujours sur les mur gris et fatigué,…Il doit ce posé des questions_ Comment va-t-il faire ? Par quels moyens ?_raclement du pied gauche, il s’énerve, puis s’étend encore quelques minutes avant qu’un deuxième objet tombe, de lui ?_Je dirais plutôt d’elle, c’est un bruit sec prolonger d’un centième de secondes par un froissement, comme lorsque les franges de perle d’un rideau de porte sont soulevés par un brusque coup de vent, un lacet… mais plus lourd qu’une simple ficelle et moins égrené qu’un collier de perle_ Mais oui ! Je me souviens maintenant, l’infirmerie…, même son, c’est le stéthoscope du docteur ! Je tergiverses, il y a trois femmes dans la prison, les deux infirmières et la femme du directeur je supprimais derechef cette dernière de la liste c’était un dragon, que même une bombe atomique n’aurait pus la déstabiliser d’autant qu’il Lui aurait fallut une benne pour la transporter, autre indice elle ne sentait pas le freesia plutôt l’eau de Cologne éventée et la fumée de cigarette. Il y avait donc de forte probabilité que ce sois l’une des deux infirmières mais ces filles avaient plutôt une odeur de formol, à moins qu’une des deux ce serait habillée pour une soirée…_elle n’emmènerait pas le stéthoscope d’autant que selon l’heure du crime on aurait remarquer sa disparition, non ? Je me remémore les évènements de cette journée plutôt tranquille. Rien de spéciale ne nous avait bousculés, on m’avait sorti à 9 heure du lit, je suis allé ensuite comme tous les jeudis à ma visite médicale ma tension était normale, enfin en dessous de la moyenne, le cancer n’avait pas progressé, malgré tout je toussais un peu plus chaque jour c’était une de ses innombrable conséquences. Heureusement que je ne pouvais plus bien voir…je ne voyais plus le regard vitreux de ces gêolier qui tout aussi enfermé que nous n’en n’avaient que plus de rancœur, je ne voyais plus non plus celui vicieux et répugnant de ceux qui conservaient encore le râle de leurs victimes comme trophée, ou encore de ceux qui parlaient de fuir et programmaient des plans d’évasions qui leurs donner au fond de leurs prunelles un air conspirateur ou de ceux encore qui tout éteint restaient prostrés tels des statues de cire, plaquant sur nous leurs regard fade et désespéré qui savait qu’ils allaient fondre…

Tous cela je ne le voyais plus, je ne faisais que sentir et écouter à longueur de temps, c’était tout aussi éprouvant mais cela m’avait coupé du monde…de ce monde que je respirais depuis plusieurs décennies, inaltérable depuis que l’homme eut construit des barreaux pour ce protéger de ses dérives. J’avais eu la possibilité de me racheter mais une semaine avant mon retour à la lumière, Jasmin, un compagnon de cellule avait trouver de quoi ce suicider au fond d’une boite à huile et des allumettes, il avait flambé dans une nuit de juillet son corps et ma liberté. Je ne lui en veux pas ce « moi » de l’époque aurait été incapable de soutenir la fureur de s’être vu détruit une partie de sa vie, et ma hargne m’aurait ramené au point de départ. Ces êtres emprisonnés sont pareilles a des animaux de zoo que l’on ramènerait à la nature, ils sont dénaturés, et leurs yeux se tapissent toujours des grillages et barbelés  de ce qui a été leurs vie, et même lorsqu’ils parviennent à reconstruire un édifice au dehors, ses fondations fragiles résident toujours dans les murs de béton armé d’un centre de rétention. Enfin…Après la visite chez le docteur un homme m’a porté dehors dans la cour et m’a posé sur un banc, j’ai respiré l’air iodé de la mer puis je pense m’être endormis en écoutant une dispute. On m’a réveillé puis ramener dans ma cellule, je crois que je me suis encore allongé puis le directeur est passé me voir, il m’a demandé si je souhaitais rentré au continent, c’était plus approprié pour les soins, je lui ai répondu que non et que la mort avait la même saveur quelque endroit que l’on soit, il a soupiré et s’en ai retourné, ils n’ont pas fermé ma porte. Non que j’avais dans l’idée de m’enfuir mais je me sentais moins en sécurité, une assez étrange sensation, peut-être due à l’habitude de la claustration. A moins que…je repensais aux indices que j’avais trouvé, la femme morte n’était peut être pas une femme après tout mais un homme (très efféminé) et d’autant plus qu’il est ne l’oublions pas en jupe ou robe, ou peut être simplement un drap qui sentirait l’odeur d’une femme, appartenant à une femme, à l’infirmière de nuit ? A ce moment là…

Il me fallait recommencer mon interprétation de ces évènements.

 

 

chapitre deux : révélations

 

L’homme était parti depuis plusieurs heures déjà et le jour commençait à poindre…Tout d’un coup ma cécité me rendis furieux, mes membres me semblaient lourd et un goût  d’amertume avait envahie ma bouche. Je m’asseyais sur le lit, la tête entre mes mains, ce n’était pas tant le crime qui me bouleversais mais plutôt le constat terrible de ce que j’étais devenu…rien qu’une vieille loque, un déchet d’humanité, un fantôme de vie qui ne savait plus que respirer…et encore…

De même qu’hier et pareil au jour d’avant et celui précédant ce jour comme tout ceux qui ont rythmé ma pauvre vie. On vint me chercher. Un gros détenu qui faisait trembler le sol et vibrait les barreaux de métal, me souleva comme un sac, me mit sur l’épaule et m’emporta au réfectoire tel un animal. Il me posa lourdement sur un banc, Puis un autre tout noir et aussi fort me mit devant moi un plat empli de soupe et une cuillère   dans la main droite puis il s’assit  devant moi, sembla m’observer tandis que je murmurais un vague merci et que je commençais à manger… Le gros bonhomme me scrutait toujours et son regard me fit le même effet que celui de rongeur de mon compagnon de cellule, le rat. Je finissais mon plat quand sa voix gutturale émergea du brouillard que constituait ma vue : je m’appelle Melchior et toi ? Je fixais la masse sombre du grand black qui me faisait face. Il me demandait mon nom, un nom que je n’avais pas utilisé depuis des années et je ne me connaissais plus que par mon numéro de série, car mes seuls visiteurs étaient les gardiens ou le directeur… j’hésitais longuement il ne s’impatienta pas et semblait au contraire être véritablement curieux… Alors pris d’une soudaine envie de compagnie je lui demanda un rictus aux lèvres : « Mon nom ? Ah, et par quel nom qu’on me surnomme ici ? Il fit pencher la table s’appuyant dessus de ses coudes et me répondit d’une voix toujours forte mais aimable :-Ici ? C’est soit   « le fossile » ou « le fantôme » ça dépend des jours, des fois encore c’est le pyromane…, 

-Ah bon, le Pyro…, ouais je vois à quoi c’est du,  mais toi quel nom tu me donnes…je pointa ma cuillère dans sa direction…

- J’aimerais vous appeler de votre véritable nom. Me répondit-il affable.

-Mmh pour quelle raison ? Demandais-je suspicieux.

-Comme ça…En fait on m’a chargé d’être à votre service et…Enfin, c’est plus respectueux…

-Je vois,…Ce ne doit pas être marrant de s’occuper de moi comme une nounou ?

-Je me suis proposé pour le faire…Surpris je détournais la tête.

-Pour…

-Je ne sais pas…Alors vous vous appelez ?

Me vint à l’esprit, des images floues d’enfance, un grand parc, une nuit… Un château baigné du clair de lune, avec seulement une fenêtre au rez-de-chaussée, et une voix qui m’appelais : Thérence !...

-Je…m’appelais Thérence, Thérence Von Wielhaasithsky, ma tête se mit à bourdonner dans ma langue maternelle, des mouches vinrent obstruer ma vision de taupe, je me sentis tomber lourdement sur le coté…

 

La nuit fut noir, le coma agréable, la sensation de bien-être magnifique, pourtant une voix hurlait que ce n’était pas fini que cela ne faisais que commencer, je revins vers le mal ; je fis le voyage en sens inverse, je ressentis de nouveau l’écrasante douleur poitrinaire, la gorge se nouer, les spasmes convulsifs de ma respiration laborieuse et mon cœur égrenait par à coup ses pulsations. La force de la douleur ce fit plus vive encore, une voix me demandait de s’éveiller, une autre disait que c’était la fin, puis ailleurs une autre encore me fis frissonner de dégoût, elle semblait toute proche, presque à mon oreille elle susurra : Allons tu sais bien que tu ne peux pas te reposer… » Je la reconnue comme celle de l’assassin…

Quelques minutes plus tard, alors que je m’essayais en vain à lutter contre la chape de plomb qui me recouvrait l’esprit, la lumière se fit plus claire et enfin mes paupières lourdes et crispées s’entrouvrir déclanchant une migraine terrible, ma gorge était asséchée, mes poumons brûlaient inutile à ventiler ce corps hurlant de souffrance…je voyais si flou que les que ceux qui m’entouraient, étaient de grandes masses sombres et hirsutes à tel point que j’en fus un instant effrayé. Une main très chaude et de grande taille serrait la mienne glacée, Melchior en qualité de papy-sitter  était resté à mes cotés, sa grosse voix me ramena à la réalité : « Et vieux, on a bien cru que t’étais fichu … Vous savez que ça nous aurait fait de la peine, Monsieur Von Wielhaasithsky… »Une autre tâche qui devait représenter un homme très maigre dit d’une voix surprise : « J’aurais jamais crus que vous étiez un bourge, en plus un étranger, sûr qu’on ne vous à pas beaucoup entendu, mais vous avez pas bien l’accent pour un gars qu’est pas de chez nous ! Une voix fluette se fit entendre derrière l’autre : «  laissez le respirer, allez ! Du vent la Cavalerie, allez dont aspirer l’air du large ça facilitera la marche de vos neurones !!! Allez, allez ! s’exclama l’infirmière en chef. Melchior fit mine de suivre la troupe, mais elle l’en empêcha : «  pas vous Melchior, j’ai besoin de transporter Monsieur jusqu’à la chambre, Le grand black mit un bras sous les épaule et l’autre sous les genoux, il fit une première tentative pour me soulever, il poussa un cris de douleur » Purée ce que vous êtes lourd, non seulement vous êtes dix fois trop grand mais en plus vous avez un de ces poids sans vouloir être désobligeant, Monsieur, en croirait vos os fait de plomb !!! Je n’y avais jamais fait attention, car mon porteur habituelle était très costaud, et avait due perdre ce qui lui rester de cervelle dans ce bar ou il tua un homme qui violait sa sœur, l’homme était si simple d’esprit, qu’il ne lui était même pas venu l’idée de plaider les circonstances atténuantes, d’autant plus qu’il était si fort qu’il avait tué le type sans le vouloir c’était donc un homicide involontaire. Il ne parlait pas et se contenter de me poser d’un endroit à un autre, sans dire rien, grosse silhouette immense comme une montagne rose et rousse. Ainsi j’étais lourd je ne m’étais jamais peser même à l’infirmerie, ni vu dans une glace j’étais eisophobe, et le fait de me voir ne serait ce qu’un instant dans miroir, m’aurait fait tomber dans les pommes. Ma tête semblait vide de tout souvenirs, je ne me rappelais de rien, sinon, ce château, morceau de mémoire remonté de je ne sais où. L’infirmière désigna d’un murmure l’endroit ou Melchior devait me mettre, il m’allongea et poussa un soupir de soulagement, puis se redressant, il dit haletant : «  Sans vouloir vous offenser Monsieur on vous dirait fait d’acier, aussi froid et lourd qu’une statue de bronze, je vous ferai dorénavant porter par votre porteur habituel, moi je mourrai à ce rythme là , j’esquissais un sourire, et j’imagina aisément celui qui se dessina sur sa face débonnaire lorsqu’il s’exclama : Il me plaît à vous voir sourire, Monsieur ! Tout d’un coup la cloche sonna, je n’avais pas remarqué que l’après-midi été passée, je lui demanda d’un voix rauque et si inintelligible qu’il me demanda de répéter combien de temps j’avais été dans le coma, il me répondit que quelques heures seulement s’étaient écoulées. Lorsqu’il fut partis l’infirmière me borda vérifia ma tension, les sourcils arqués par l’interrogation, elle s’approcha, très prêt de mon visage et leva une de mes paupières, je murmura : Il y a un problème ?, elle se redressa s’échappant de mon champs de vision, et dit : «  Notre appareil doit être défectueux,… Je verrais demain pour en demander un autre… » Elle s’éloigna à pas précipités et éteignit la lumière. J’essayais de dormir mais la voix hantait ma tête et me tournait autour de l’esprit comme une mouche sur un bout de charogne, après quelques tentatives infructueuses pour trouver le sommeil, je me mit debout, la pièce toutes blanche de l’infirmerie était seulement éclairé par le signal vert en haut de la porte marquée « sortie de secours », l’ambiguïté de cet objet et du lieu dans lequel j’étais me fit sourire : infirmerie de la prison, sortie de secours…c’était risible.

 

Tout d’un coup alors que j’observais cette lueur verte la silhouette sombre de mon rat me regardait, je le sentait, braqué ses deux petits yeux noirs sur moi, puis il poussa un cri strident…

De stupeur je me retournais, en face de moi ce trouvait, la très haute silhouette d’une femme, son regard ardent était fait de braise, des cheveux très long lui faisaient comme un halo dans la lumière opalescente de la fenêtre. Je compris instantanément pourquoi mes déductions étaient fausses…

 

 Chapitre trois : autre moitié

 

J’aimerais que tu te souviennes… susurra t’elle en allumant une cigarette, elle sentait cette même odeur de résine et de freesia, sont pas était lourd comme celui d’un homme, et comme le mien, quoique elle puisse se déplacer comme une ombre, ainsi c’était elle l’assassin, qui avait tué la nuit dernière et traîné le cadavre, cependant il semblait que j’avais encore beaucoup de point à éclaircir…d’une part il me revenait que celle-ci semblait boiter, hors rien n’envisageait cette possibilité dans la stature hautaine de la jeune femme…d’autre part elle n’appartenait en rien à l’univers carcérale dont je faisais parti depuis quelques décennies. D’autant plus troublant que celle-ci affirmait me connaître, elle ne paraissait pas si vielle que moi, et que même elle n’était pas née que je croupissais déjà derrière d’autres barreaux que celle de l’île française. En un instant elle fut prés de moi, je pus voir clairement son visage qui s’était arrêté à deux millimètre du mien, une de ses longues mains gantées prie mon visage, un éclat cramoisie illumina un instant ses pupilles sans fond, elle me souleva le menton, d’une force insoupçonnée, encore une fois, elle dit de sa voix reptilienne : « Allons, réveille toi, il n’est plus que temps… la dévisageant je réussi à bégayer :  « Je…je, ne v-vois vraiment-ment p-pas de quoi vous pa-parlez ! Elle lâcha mon visage brutalement, elle semblait irradiée d’une colère contenue. Tout d’un coup, elle fit un bond prodigieux de deux mètre jusqu’à la fenêtre et passa au travers des barreaux tels un fantôme, je crus avoir rêvé et c’est par terre que l’infirmière de nuit me trouva ne ce doutant pas qu’elle était ma providence, elle me gourmanda de ne pouvoir rester sans bouger et de me jeter au sol comme un jeune enfant, je me remis de moi-même debout, et entrepris de m’allonger sur le lit. Une fois installé, la jeune femme de nouveau me borda, je ne pus m’empêcher de comparer l’assassin, et le visage jovial, constellé de tâches de sons de l’infirmière, ma visiteuse, était bien plus grande, elle possédait un visage d’albâtre, et l’échancrure de sa gorge se déployé parfaitement dans une longue courbe, tout en elle respirait la féminité la plus sensuelle. Tandis que ma garde-malade semblait être une gentille fille de campagne, comme on pouvait songer à comparer une montagne et une colline boisée.

                                                                    à suivre

 

 

 

                                      La question que je me pose: Est ce que je dois continuer en prenant de plus en plus la voie du surnaturel, ou est ce que je vais plutôt dans une direction psychologique et réaliste?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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