Parrallèle

     

                                       PARRALLELE

Lorsque l’on ne peut plus définir qui on est,  que le monde ne  nous semble fait que pour nous maudire alors pourquoi ne pas rêver…jusqu'à la mort…

 

 

 

Rêves…

Tiiit…….tiiiiiiiiiiit………tiiiiiiiiiiiit

Le réveil sonne tout d’un coup, mon rêve alors se coupe si brusquement qu’il me semble tomber du haut d’un précipice, j’ouvre les yeux, la lumière auréolée du soleil me fait un instant cligner des paupières, ma chambre me parait si lointaine au fond de mon brouillard nocturne et confortable, que curieusement je n’arrive pas a m’y habituée cela me fait tellement mal… c’est alors qu’en plus du réveil, retentit la voix si familière de ma mère. C’est mon premier jour, celui de la rentrée scolaire, celui ou on voudrais tout, sauf ce retrouvée au début de ce calvaire quotidien qu’est la scolarité.

 

Cette foie je l’éteins, je me frotte les yeux dans l’espoir de faire disparaître cette douleur aigue, et tente d’attraper mes lunettes sur la table de nuit…

Il est 6h30, l’aurore a peine levée a transformé la minuscule pièce en un écrin de couleur rose, orangée, je soupire, peut être enfin une belle journée qui commence…

« Chérie tu vas être en retard, n’oublie pas que la ligne 9 est coupée il faut que tu prennes la 27, allez !!!! » l’entendis-je crier alors que déjà la porte claquais.

Je me levais en grommelant, je ne savais pas quoi mettre, et je ne savais pas non plus pourquoi ce matin-là, cela me préoccupais. Je n’étais pas une fille très raffinée, et si j’avais quelque chose sur le dos cela m’allait très bien, mais j’avais comme un instinct qui me poussa ce jour-là a déployée mes plus grands moyens.

 Dans la salle de bain, le miroir me renvoyais une image troublée comme si je regardais au travers d’un rideau d’eau, je remplaçais mes lunettes par des lentilles de contact mais ce fut pire, puis par curiosité, je les enlevais, et ce fut une évidence j’avais recouvrée une vue normale.

Je me dévisageai alors, je n’avais pourtant pas changée, mais je fus enfin capable de voir,

 un sourire m’illumina et prise d’une folie irrésistible je danse jusqu’à me prendre les pieds dans le tapis qui me fit trébucher et m’étaler de tout mon long entre la salle de bains et le couloir, mon genoux alors ce cogna violemment contre la chambranle, la douleur cuisante me fit perdre mes sens, et ce ne fut qu’après d’interminable secondes, que je repris connaissance, je ne pensa pas a regarder les dégâts et me releva avec difficulté, c’est alors que je  vis qui s’écoulait lentement étalant sa marque cramoisie sur le linoléum blanc, mes doigt touchés déjà collant je tenta de me relever mais une vive douleur me laissa prostrée, en haut de ma cuisse surgit de nulle part le manche ouvragée d’un couteau de chasse, je restais alors incapable du moindre geste du moindre mouvement, au bout du manche la couleur de mon sang se reflétais, bientôt je ne vis plus que lui puis tout devint plus sombre que les ténèbre…

 

tiiiiiiiit……………tiiiiiiiiiiit…………..

 

De nouveau… la sonnerie,  je sors comateuse les cils collés, j’entrouvre les paupières, je ne vois rien, je cherche encore à tâtons mes lunettes, je suis dans mon lit il est encore6h30 du matin de la rentrée, cette foie pas de rêve, ma myopie est toujours d’actualité, je me lève, ma mère à préparer ma tenue du jour, pas le genre fashion, plutôt classique, habillée je vais lentement à la salle de bain, et je ne manque pas de pousser le tapis, je ne suis pas superstitieuse mais dès fois que…on ne sait jamais. Après un coup d’œil dans la glace je me prépare lentement car j’ai bien assez le temps, Puis je me bois un café noir, par terre dans l’entrée mon sac ressemble à une vielle outre vide, c’est ce que j’aime bien dans la rentrée c’est qu’il n’y a pas d’affaire à emmener, de truc à oublier ou de recherche archéologique entre les feuilles de cours éparses et froissées de la fin d’année, j’ai toujours était comme ça, complètement dans la lune, souvent ma grand-mère plaisantait à dire que j’en irais jusqu’à oublier ma propre tête, avec en prime un goût prononcé pour le désordre, tous le contraire de ma mère.

 

Enfin sortie de chez moi, je dévale quatre à quatre les cinq étages de notre vieil immeuble de la rue J-B, je pousse un soupir de soulagement, au moins je sais qu c’est réel…

Je ne prend jamais le métro, je ne supporte pas la foule ni les sous terrains je préfère passer par le parc P-G c’est un bon raccourcis même s’il me faut courir…

Arrivée devant le portail du lycée, un attroupement d’élève fument leurs première cigarette du matin, les autres ce trouvent déjà à l’intérieur, je me faufile maladroitement entre eux et en ne manquant pas de me faire insulter.

Dans la cour entièrement pavée le bâtiment principal est encore silencieux, à l’intérieur nous sommes accueillis par un hall austère en forme de cénacle entouré de douze colonnes de béton nu. Et sur les murs de grands panneaux d’affichages indiquent les noms et les classes de chacun, je m’adosse à la statue de l’homme debout qui trône au centre, je connaissais  déjà la salle dans laquelle j’allai passer les quatre heures suivantes, donc je n’aurais pas à chercher dans les nouveaux locaux  cela me rassura.

Je ne vis pas l'homme venir, ce que je peux dire c'est qu'il ressemblait à un homme d'entretien, je n'eu pas le temps de reconnaître un visage, je m'affaissa lentement, mes jambes se dérobèrent sous moi. Me bouche n'eut pas le temps de crier elle garda juste l'empreinte d'un hurlement silencieux puis ce fut le noir, le trou noir , j'aperçu une tache vermillon qui s'épandait sur mon chemisier je ne pensait plus sinon à la douleur fulgurante qui venait de ma poitrine...

tiiiiiiiiiiit iiiiiitiiiiitit

La sueur coule sur mon front, j'éteins le réveil; je reste prostrée dans mon lit, je m'angoisse terriblement , ma mère me cri de me lever, il paraît que je vais être en retard, je n'en sais rien je ne veux plus rien savoir, je me pelotonne dans ma couette , cache ma tête sous l'oreiller, ma mère arrive dans un grand boucan de claquement de talon, elle me cri un "lève toi !" tonitruant. je passe la tête dehors, elle ne  sait rien de mes douleurs, de mes peurs, je sais c'est encore  le matin d'une rentrée, je m'habille de nouveau , je dois faire attention au tapis, lorsque j'arrive dans la salle de bain, ma tête fais peur à voir, je suis blanche comme un cachet d'aspirine, des cernes d'un drôle de violet me font un maquillage de film d'horreur, je me lave lentement, il est presque 7:00 quand je prend mon sac dans l'entrée.  je marche lentement comme sur des œufs, vais-je encore m'éveiller? Suis-je encore dans un rêve  ou dans la réalité? je ne sais plus, sur le trottoir je rencontre Mme Ernoux qui promène son petit carlin emmailloté dans un gilet écossais. Je lui souris en lui disant un petit bonjour, elle me pose une main sur l'avant-bras, ses deux grands yeux bleus sur son visage marqué de rides singulière, qui lui donnent une certaine beauté. Sa voix aigue sonne dans mon crâne comme un carillon: "Et bien ma petite vous n'avez pas vraiment pas l'air en forme, ce n'est pas de chance pour la rentrée!, je ne lui répond par un haussement d'épaule. c'est vrai que je me sens vraiment pas bien, le trottoir tangue comme si j'avais trop bu, et je manque de me prendre un lampadaire, un peu plus loin je passe un passage piéton, j'entends la voiture arriver, j'entends le crissement de ses freins, puis je m'envole je sens le capot sur mes côtes, ma tête est déjà vide, mes os se cassent comme des verres, des cris dans la rue, puis encore le trou noir.

 

Est ce que quelqu'un peu me dire ce qu'il m'arrive? Est ce que quelqu'un se soucis vraiment de ce qui peut m'arriver?

        

 

 

"Ne la laissez pas filer, massage cardiaque! Non! On l'a perd! défibrillateur, essayez à 200, Encore! Oui elle est repartie, elle se stabilise! Mon dieu mais c'est quoi ça! on dirait qu'elle vient de se prendre un coup violent  sur la tête! docteur regardez l'état de son genoux elle ne  l'avait pas il y a quelques secondes! On l'a perd de nouveau! regardez le haut de sa cuisse est ouvert comme si elle s'était pris un coup de couteau, c'est une entaille très profonde, Docteur! qu'est ce qu'on fait! on suture, colmatez-moi ça et vite, Défibrillateur!!!, docteur, docteur, regardez on dirait que son cœur s'affole, ...C'est bon ça se stabilise!

 Quelques minutes plus  tard:

 Purée, c'est quoi ça encore! regardez sa poitrine s'est ouverte, un autre coup de couteau! Mais c'et quoi ce truc! Vite colmatez-moi ça! Bon sang mais je n'ai jamais vu ça! On l'a perd de nouveau! Oui, elle se stabilise, on dirait que sa température augmente! c'est nouveau ça! Encore, essayez de la faire descendre!

Quelques instant plus tard:

Docteur, docteur ses os se fracturent, se cassent comme si elle se faisait défoncés par un engin, Qu'est ce qu'on fait? , essayez de soigner! il faut éviter que sa poitrine soit comprimer, allez...

 

J'entrevois de la lumière, aveuglante, elle brûle mes pupilles. Où suis-je? La blancheur de la chambre, la simplicité du mobilier, je tourne la tête de coté, il y a un appareil; je voudrais lever ma tête mais des tubes en plastiques reliés à mon nez m'en empêche. Je suis à l'hôpital, Pourquoi?

 

j'ai simplement rêvée! je voulais juste rêver...C'est un rêve éveillé...Rêve ou réalité?

 

            

      "Docteur, je suis sa mère et je voudrais connaître les raisons qui ont poussé ma fille à faire ça...

 

 

 

       -A vrai dire Madame,  je ne peux pas vous répondre, peut être le savez-vous mieux que moi! Une tentative de suicide est un acte très personnelle et à son âge, c'est assez courant, un amour perdu. L'impression de n'être rien pour personne y compris pour soi même... Je ne sais pas ce qu'elle avait dans la tête, mais elle comptait mourir, on dirait qu'elle a imaginée des façons de mourir, et qu'elle s'est infligée elle même les blessures générées par son esprit... c'est un cas curieux, j'avais entendus que des personnes dans leurs foi avait reproduis d'eux même les blessures du christ mais là...img005.jpg

 

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